Vendredi 28 août, le Tiers Lieu de Gayan accueille une création singulière. Injonction-diablesse s’annonce comme un spectacle envoûtant, entre poésie, musique et mémoire. Le rendez-vous est donné au 7 quartier Concazaux, à partir de 19h30.
La soirée commence par la projection d’un documentaire historique. Elle se poursuit avec une performance de théâtre et de percussions. Dans un cadre rural, la culture se vit de manière directe et chaleureuse.
Le Tiers Lieu de Gayan, un cadre qui invite à l’échange
Ce n’est pas un théâtre ordinaire. C’est un espace de rencontres et de partage. Le public s’installe comme chez des amis. L’ambiance devient vite familière. La performance se vit de près, presque sans distance.
La participation est libre. L’auberge espagnole est de mise. Chacun apporte un plat ou une boisson à partager. Cette idée transforme la soirée en véritable fête de village.
On vient pour le spectacle, on reste pour la discussion. L’événement crée un lien solide entre les spectateurs et les artistes. La frontière entre scène et salle s’efface.
Deux artistes au service d’une poésie engagée
Merilù Solito est comédienne. Sa voix explore les limites de la parole. Elle travaille le rythme, les silences, la musicalité des textes. Sa pratique se situe entre le théâtre, la poésie et la musique improvisée.
Pour cette création, elle a choisi des œuvres fortes. Les textes de Patrick Chamoiseau côtoient ceux de Maya Angelou. Cette poétesse afro-américaine est aujourd’hui censurée aux États-Unis. Son œuvre résonne encore plus fort en 2026.
La musique de Laurent Paris, un dialogue avec la voix
Laurent Paris est percussionniste. Il improvise depuis plus de trente ans. Chaque objet, chaque son devient matière à création. Ses percussions répondent à la voix de la comédienne.
Le duo construit un pont entre la parole et le rythme. Le public assiste à une performance unique, jamais identique. Et si la poésie devenait le plus beau terrain de jeu ?
Cette rencontre touche à l’essentiel. La parole se fait pulsation. Le silence devient chaleur. Une expérience à la fois envoûtante et exigeante.
La projection d’Afrique 50, un documentaire de résistance
Avant le spectacle, le public découvre Afrique 50 de René Vautier. Ce film a été tourné clandestinement en 1949. Son auteur avait alors 21 ans. Il dénonce les crimes du colonialisme français.
Le film a presque été détruit par la censure. Dix-sept minutes ont été sauvées par une ruse. Elles sont restées interdites pendant cinquante ans. Aujourd’hui, elles constituent un témoignage précieux.
Ces images secouent la conscience. Elles rappellent l’importance de la mémoire. La culture se fait ici outil de résistance. Que reste-t-il de ces instants volés à l’histoire ?
Le choc visuel prépare le terrain. La poésie prend ensuite le relais. L’émotion se déplace, se transforme. Le spectateur repart avec des images plein la tête.
Une soirée complète à vivre collectivement
La représentation ne se limite pas à la scène. Elle se prolonge dans le partage. L’auberge espagnole invite à rester, à discuter, à réfléchir.
Autour d’un verre, les échanges continuent. Le Tiers Lieu devient un espace de pensée collective.
- 🎭 Une création entre théâtre et poésie
- 🥁 Un dialogue musical avec Laurent Paris
- 📽️ La redécouverte d’un film censuré
- 🍽️ Un moment convivial avec l’auberge espagnole
- 🌟 Une participation libre pour rendre l’art vivant accessible
Le village de Gayan offre un cadre unique pour cet événement. La date du 28 août approche. Une belle occasion de rencontrer deux artistes engagés et de faire vivre la mémoire ensemble.

Journaliste indépendant passé par la presse magazine, Hugo écume les routes secondaires depuis quinze ans. Il a fondé Auberge Notre Dame pour raconter sans détour les bonnes auberges et tables sincères de France.